Pirates des Caraïbes : du rhum, des femmes et du kraken nom de Dieu !

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Chers lecteurs gastronomes, hissez la grande voile ! Aujourd’hui, nous partons explorer les Caraïbes. Et quoi de mieux qu’une joyeuse – enfin presque – bande de pirates pour nous faire découvrir les richesses culinaires du coin ? Pirates des Caraïbes est sur le blog de Gastronogeek, rien que pour vous ! A quelques jours de la sortie du petit dernier, alias Pirates des Caraïbes, La Vengeance de Salazar, je me suis dit qu’il était temps de vous parler de ses prédécesseurs. Après tout, qu’ils soient de l’espace ou des mers, les pirates occupent généralement une jolie place dans nos cœurs geeks. Ce cher Jack Sparrow mérite donc sa place sur le blog. Mais avant de vous donner envie de vous lécher les babines ou de boire un punch sur une plage de sable chaud, que diriez-vous d’un résumé, histoire de vous mettre dans de bonnes conditions ? A l’abordage !

Pirates des Caraïbes, c’est bien évidemment l’histoire de pirates qui sévissent dans les Caraïbes, vous l’aurez compris. Bateaux, chaloupes, têtes de morts et voiles noires à gogo : pas besoin de vous faire un dessin, d’une part parce que je suis méga-nulle, d’autre part parce que je pense que vous savez tous ce qu’est, en gros, un pirate. Sauf que pour faire une trilogie avec les mêmes personnages, un quatrième film un peu différent et un cinquième volet qui débarquera dans les salles obscures d’ici peu, il faut un peu plus qu’une simple histoire de brigands naviguant sur des eaux turquoise idylliques et accostant sur de belles plages de sable fin. Enfin je crois.

Tout commence avec La Malédiction du Black Pearl. Un premier volet sympathique réalisé par Gore Verbinski, et qui remonte à 2003 – oui, oui, ça commence à dater. Côté casting, c’est plutôt chouette : Johnny Depp en pirate désabusé, Orlando Bloom en forgeron romantique, Keira Knightley en rebelle fille de gouverneur, et Geoffrey Rush en forban maudit – pour ne citer qu’eux.

Grosso modo, voilà le topo : lors de leur traversée pour rejoindre Port Royal, en Jamaïque, la jeune Elizabeth et son père, le gouverneur Weatherby Swann, vont croiser un navire naufragé. Il n’y a qu’un seul survivant : Will Turner. Il porte une médaille en or autour du coup, qu’Elizabeth s’empresse de lui « voler » afin que son père et le reste de l’équipage ne découvrent pas qu’il est en fait… un pirate ! Quelques années plus tard, Elizabeth est une adulte bonne à marier qui doit minauder, porter des corsets, et boire son thé dans de belles tasses en porcelaine. Will est devenu un forgeron très talentueux, sauf que son patron s’attribue évidemment tous les mérites. Chacun en pince pour l’autre, mais forcément, à l’époque, on ne choisit pas sa dulcinée en fonction de ses goûts, mais plutôt de ses revenus. Elizabeth est d’ailleurs plus ou moins promise au commodore Norrington, ce qui semble convenir à son père – n’oublions pas qu’il est gouverneur, et donc en théorie plutôt scones que croûtons de pain rassis.

Alors que le fameux commodore s’apprête à faire sa demande, pas très romantique d’ailleurs, la jeune femme s’évanouit – la faute au corset trop serré qui l’empêche de respirer, et ne rigolez pas, c’est arrivé pour de vrai à beaucoup de personnes. Plouf, la voilà qui passe par-dessus bord et se retrouve dans l’eau. Par je ne sais quel miracle, elle ne s’éclate pas joyeusement la tronche sur l’un des nombreux rochers. Et n’a pas fait un vieux plat ridicule et affreusement douloureux. Par chance, le pirate Jack Sparrow passait par-là, et décide de la sauver : après tout, une bonne action peut peut-être effacer une très longue ardoise de délits. Manque de pot, Norrington décide de l’enfermer – même gentil, il n’en est pas moins un pirate. Quelques soupirs de soulagements et condamnations plus tard, nos héros se retrouvent à nouveau dans une situation délicate : des pirates vont attaquer Port Royal. Et pas seulement pour le fun ou pour voler quelques tonneaux de bière ! En fait, lorsqu’Elizabeth a failli se noyer, la médaille qu’elle avait récupérée sur Will des années plus tôt et qu’elle n’a jamais quittée depuis a déclenché une sorte de déflagration. Sur le coup, c’est plutôt passé inaperçu. Sauf pour les pirates du Black Pearl. Ce plus ou moins charmant équipage, dirigé par le Capitaine Hector Barbossa – alias Geoffrey Rush –, est en effet victime d’une malédiction. Or, pour lever cette dernière, ils ont besoin de la médaille des Turner. Et comme c’est Elizabeth qui l’a en sa possession, forcément, ça va mettre un peu la pagaille. Non seulement les pirates récupèrent le pendentif, mais en plus ils embarquent la jeune demoiselle avec eux. Débute alors une course poursuite sur les flots – marins d’eau douce s’abstenir – où Will va tout entreprendre pour récupérer sa chère et tendre, histoire d’enfin pouvoir lui déclarer sa flamme quoi.

Si la majorité des péripéties se déroulent dans les eaux tropicales des Caraïbes, les protagonistes – qu’ils soient nés pirates ou le soient plus ou moins devenu en cours de route – vont nous entraîner… Jusqu’au bout du monde ! Mais je ne vous en dis pas plus, ce serait dommage de vous gâcher la surprise si vous n’avez pas encore visionné tous les films.

Côté nourriture, les pirates ne semblent pas être de grands gastronomes. A vrai dire, on les voit plus souvent picoler que se sustenter. Et qui dit Caraïbes dit rhum, inévitablement. La vie en mer n’est pas des plus faciles, et à leur décharge il n’est pas évident de transporter et conserver certains aliments – les réfrigérateurs et autres chambres froides n’existaient pas encore. Tandis que transporter des fûts de bière ou de rhum – ou n’importe quel autre alcool, d’ailleurs – est un vrai jeu d’enfant ! Sans oublier qu’on peut y noyer son chagrin…

Pas d’inquiétudes ! Vous allez quand même avoir l’eau à la bouche en lisant cet article – du moins je l’espère. Ayant eu la chance de me rendre plusieurs fois en Martinique, je commence à plutôt bien connaître les spécialités locales – mon placard rempli de sachets de colombo, sucre de coco, bouteilles de rhum et autres petits plaisirs en témoigne. Alors forcément, quand j’entends le mot « caraïbes », je suis plutôt inspirée ! Promis, pas de soupe de tortue au menu – Jack est trop reconnaissant d’avoir pu s’évader grâce à elles et ne peut se résoudre à les manger, du moins je l’espère.

Dans Pirates des Caraïbes, il y a d’un côté les anglais, comme le gouverneur Weatherby Swann et sa fille Elizabeth. Qui dit Angleterre dit scones et autres petites douceurs à tremper dans le thé. Bon, vous pouvez bien sûr ajouter quelques gouttes de rhum dans votre thé pour vous réchauffer si besoin, mais ça doit rester exceptionnel. Rien à voir avec les pirates qui en descendent des litres par semaines – jours ?

De l’autre côté, il y a les pirates, mais aussi les autochtones. Et c’est de ce côté que l’on peut facilement trouver l’inspiration pour de délicieuses recettes typiques : colombo de poulet, carvi, poisson grillé sauce chien, tartare à la tahitienne, féroce d’avocat, chiquetaille de morue, crabes farcis ou balaous frits… Même si elle est souvent considérée comme pauvre, la cuisine créole regorge de trésors ! Sans parler des nombreux cocktails à base de rhum, comme le punch ou le planteur.

Pirates des Caraïbes nous entraine dans un long périple, lors duquel chaque personnage va se révéler et découvrir qui il est vraiment. Et si un verre de ti punch ou une gorgée de rhum au goulot peut aider nos protagonistes à avancer, qui voudrait les priver ? Bon, je rappelle tout de même que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Mais si jamais vous avez besoin d’inspiration pour varier les plaisirs, pensez au Livre des Potions… Moi je dis ça, je dis rien.

P.S. : le kraken étant dur à trouver dans le commerce de nos jours, je vous conseille plutôt le poulpe. Un ami crétois m’a d’ailleurs conseillé de le passer à la machine à laver, pour bien le taper et attendrir la chair… Si jamais l’un de vous est prêt à se lancer, qu’il me fasse signe !

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