Assassin’s Creed : Tuer ou manger, telle est la question !

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Bienvenue en ce jour, lecteurs et lectrices geeks et gastronomes, en Terre Sainte au XIIème siècle, pour découvrir en ce jour une des franchises vidéoludiques les plus célèbres (et rentables) dans l’histoire des jeux vidéos, Assassin’s Creed. Mais bienvenue également en Italie pendant la Renaissance, but wait… embarquons pour l’Amérique lors de la Révolution Américaine. Oh et puis non, allons à Paris…

Vous l’aurez compris, le but de cette introduction n’est pas de vous perdre dans les méandres de l’Histoire du monde mais bien de vous faire comprendre à quel point Assassin’s Creed est un jeu aux multiples facettes et où chacun d’entre nous peut y trouver à boire et à manger en bon gamer que nous sommes. Et si vous ne l’êtes pas (bon là normalement je ne m’adresse à personne lisant ce blog mais sait-on jamais, il y a un début à tout), j’espère vous encourager à découvrir un jeu très riche à tout point de vue. Mais étant donné le nombre d’épisodes de la saga, il faudrait bien plus qu’un billet sur ce Blog pour vous décrire la richesse du jeu et ses différents scénarios. Reprenons simplement la trame originelle (et originale) du premier Assassin’s, à savoir que vous incarnez Desmond Miles, barman de son état qui, enlevé par une multinationale nommée Abstergo, va revivre les aventures de son ancêtre Altaïr, un assassin d’élite qui vivait au XIIème siècle au temps des Croisades. Mêlant des éléments historiques avec un solide background de science-fiction, le joueur alterne entre ses différentes missions en Terre Sainte et le XXIème siècle et sa captivité dans les laboratoires de la multinationale. Je parlais de science-fiction puisque c’est grâce à une machine nommée l’Animus, que Desmond va se « synchroniser » avec son ancêtre : l’Animus peut en effet décoder la mémoire génétique des êtres humains et ainsi retrouver les souvenirs des ancêtres de la personne. Grâce à cela, et depuis le premier épisode de 2007, ce ne sont pas moins de treize suites qui permettent aux joueurs de continuer à vivre les aventures de Desmond et ses diverses incarnations à travers les âges et les périodes de l’Histoire.

Toutes les incarnations du personnage n’ont pour but que de mettre en scène un affrontement pluriséculaire entre l’Ordre des Assassins et l’Ordre du Temple, ces derniers cherchant à obtenir différents artefacts pour prendre le contrôle des populations dans le Monde. Par exemple, avec votre incarnation en Altaïr, vous recherchez l’Orbe d’Eden qui aurait permis à Moïse d’ouvrir la Mer Rouge en deux, rien que ça. Cet affrontement permet ainsi aux différents studios d’Ubisoft de continuer à utiliser l’Histoire pour nous permettre de vivre des aventures de plus en plus immersives et réalistes. On se prend à rêver d’un prochain épisode en réalité virtuelle, casque et tout le reste qui va bien, pour vraiment ressentir le passage dans l’Animus, tel que le vivra à chaque fois Desmond. Rêve de geek qui pourrait bien devenir réalité, enfin c’est ce que m’a laissé entendre mon petit doigt…

La franchise est multi-plateformes (Windows, Mac, PS3 et XBOX), encore un bon point et elle va également s’étendre sur d’autres médias comme les bandes dessinées, des romans et même un film récemment sur nos écrans. Soyons clairs, ce n’est pas le lieu de critiquer ce dernier, j’ai été personnellement assez déçu par le passage sur grand écran de la licence. Certes, des éléments emblématiques de la série se matérialisent, comme l’Animus ou encore les lames rétractables mais on reste sur notre faim. Par contre, on retrouve bien les séquences de déplacements qui, à mon avis, sont pour beaucoup dans la réussite du jeu vidéo. Car s’il on devait classer ce jeu, on pourrait lui coller une belle étiquette de jeu d’action et d’aventure avec une bonne dose d’infiltration (pour ce qui est du premier volet en tout cas). L’histoire est de plus non-linéaire et la zone de jeu est énorme. Les studios d’Ubisoft ont toujours pu utiliser des moteurs de rendu vidéo à la pointe, ce qui donne encore plus une impression d’immersion telle qu’on la recherche dans ce genre de jeu.

Comme pour les films que j’ai déjà chroniqué sur le Blog, on peut aussi jouer à mon jeu préféré avec Assassin’s Creed : les références dans et hors le jeu. Comme Assassin’s Creed est désormais bien ancré dans le paysage du jeu vidéo, on trouvera des références au jeu dans d’autres productions comme Metal Gear Solid ou dans Little Big Planet. Le studio se permet même de s’auto-promouvoir dans Prince of Persia en équipant votre personnage d’un costume reprenant les codes de la tenue des assassins. Et que dire des Lapins Crétins, quand l’un d’entre eux se retrouve déguisé en Altaïr pour la promo du nouvelle opus des lagomorphes les plus célèbres au monde (oui oui on apprend des choses chez nous, les Lapins Crétins marchaient mieux que les Lagomorphes Crétins) !

La lame des assassins est bien entendu LE gadget qui éveille le plus d’intérêt, même si en tant qu’assassin, votre personnage aura accès à tous les gadgets les plus cools. Retrouvons par là les bombes fumigènes nécessaires pour disparaître rapidement, les petits poignards de jet, cordes et autres grappins. On rajoutera au passage des armes liées au moment historiques des différents opus de la série. Personnellement, je craque pour le tomahawk que l’on peut utiliser dans Assassin’s Creed III. On peut aussi se servir d’armes à feu mais franchement j’avoue ne pas m’en servir et utiliser les armes blanches fait parti du jeu quand on est un assassin digne de ce nom. Mais revenons à la fameuse lame. Elle sera déclinée selon l’époque mais ma préférée reste celle que l’on découvre dans le premier épisode, celle qui demande le sacrifice d’une partie du corps de l’assassin, à savoir son annulaire, preuve de l’engagement dans la Confrérie. Altaïr perfectionnera l’objet pour éviter l’ablation et au fil des temps, elle gagnera en précision, ou se verra rajouter des options comme des poisons ou des crochets pour améliorer les déplacements en milieu urbain. Aujourd’hui il va s’en dire que n’importe quel cosplayer qui se respecte ne pourra pas se passer de ces lames pour rentrer dans la peau du personnage. On en trouve d’ailleurs en version jouet très facilement et les forgerons de Men At Arms (comment ? vous ne connaissez pas cette bande de joyeux drilles qui utilisent leurs connaissances dans les métaux pour reproduire les diverses armes que l’on trouve dans nos jeux favoris, tss tss tss, c’est pas bien ça!) proposent même de la créer en vrai et fonctionnelle en plus. Mais bien entendu, comme le dise si bien les commentateurs de la WWE, « ne faîtes pas ça chez vous ! »

J’aime bien aussi l’idée de l’Animus, sorte de machine à réalité virtuelle avant l’heure, qui permet de remonter son arbre généalogique et de revivre la vie de ses ancêtres. Oui là, grosse anticipation du futur mais pas tant que ça quand on voit ce que propose aujourd’hui les différentes sociétés qui travaillent sur le concept de réalité virtuelle.

Pour reprendre le titre de l’article, parlons gastronomie maintenant. On ne va pas se mentir, la nourriture dans Assassin’s Creed n’est pas la préoccupation principale du personnage, du moins dans les premiers épisodes, qui reste plus des jeux d’action et d’infiltration que des jeux d’aventure à proprement parler. Par contre, il y a dans Assassin’s Creed III de quoi se mettre pleins de bonnes choses sous la dent. En effet, dans ce jeu, on bascule plus dans un jeu de gestion à partir d’un certain moment que dans un vrai jeu où les phases d’actions pures et dures sont incessantes. Ce troisième épisode vous entraîne en Amérique, lors de la Révolution et vous propose de prendre part à la révolte des colons contre la Couronne Britannique. Et pour les aider, vous devrez gérer un domaine (comme le fief dans WoW pour ceux qui connaissent) avec l’aide de divers artisans que vous débloquerez au fur et à mesure de vos missions. Non seulement leurs productions vous permettront d’envoyer des chariots de ressources et ainsi gagner de l’argent pour progresser dans l’aventure mais grâce à eux, vous aurez accès à certains ingrédients pour réaliser de sympathiques recettes. Et c’est là où on rigole réellement car vous allez pouvoir tuer vous-même les animaux qui serviront de base à vos recettes. Un assassin contre des lapins, la situation peut faire sourire mais je vous rassure, il se trouve des proies beaucoup plus grosses et mortelles que les lagomorphes déjà mentionnés plus haut dans cet article !

Au programme de vos parties de chasse, j’énumère donc : des ours, des loups, des pumas et des lynx, mais aussi des renards, des cerfs (ou des élans selon la traduction ou un jeu en VO) et bien entendu des lièvres, lapins et des castors et autres ratons -laveurs ! Pas mal, non ? Bon par contre, ils ne se chassent pas tous au même endroit, ni de la même façon. En cas d’utilisation d’armes à feu, les ressources récupérées sur l’animal sont plus petites et de moins bonne qualité. On se retrouve donc à construire des collets et autres appâts pour attirer les animaux et leur tomber dessus lorsqu’ils sont à bonne distance. Pour les plus grosses proies, il vous faudra reproduire des séquences de touches au bon moment pour les abattre et ainsi collecter la tant recherchée matière première pour vos recettes.

Car on ne vas pas à la chasse dans Assassin’s Creed pour des prunes, on va pouvoir mettre tout ça dans un chaudron et créer des recettes sympathiques que je vous encourage à essayer pour ravir l’estomac de vos convives : un hachis parmentier ou une tourte de lièvre, de la viande de cerf séchée ou fumée au bois de chêne, mais aussi des mets plus simples comme du pain ou du lièvre cuit avec des petits légumes. Lesdits légumes devant être aussi produits à l’aide de vos artisans dans votre domaine. Deux recettes attirent particulièrement mon attention car inhabituelles : le cœur de gibier (à base d’un cœur de cerf ou de daim) et surtout la soupe de moelle de daim. Pour le cœur, on est sur un abat rouge, qui comme tous les abats de cette catégorie, nécessite un peu de préparation avant la consommation, mais par contre, une fois cuisiné, je peux vous assurer que le plaisir en bouche est assez sympathique. Bon par contre, va falloir une vraie relation de confiance avec son dealer de viandes habituel, pour obtenir de belles pièces. Et bien entendu, difficile de trouver du cœur de daim, hein ! On remplacera par un cœur de génisse par exemple. La soupe de moelle me paraît plus indiquée pour une première approche du jeu en cuisine. On s’orientera vers l’os d’un jarret de bœuf qui remplacera facilement celui du daim, et on le cuit simplement avec des légumes (carottes, oignons mais aussi pourquoi pas du céleri ou des navets), à servir avec de belles tranches de pains et un pointe de sel. Certainement plus raffiné que celui consommé à l’époque de la Révolution Américaine mais bigrement riche en calories, de quoi tenir lors des longues parties de chasse dans la neige ! Et on pourra boire aussi lors de notre repas puisque vous pouvez également produire de l’alcool dans le jeu, notamment du cidre et de la bière mais aussi des spiritueux (utiles pour compléter certaines missions).

Difficile donc de ne pas trouver dans la franchise Assassin’s Creed de quoi nous satisfaire sur tous les plans. Pour le côté jeu, chacun y trouvera son compte, plutôt infiltration pour les premiers épisodes, plutôt gestion avec le troisième numéro ou encore un peu de multijoueur avec Assassin’s Creed Unity. A chaque fois cependant les critiques saluent les efforts sur le gameplay et la réalisation graphique comme sur le scénario qui tient la route malgré les petits compromis avec l’Histoire. Transposé le jeu en cuisine aurait pu être difficile car la nourriture passe au second plan dans la plupart des jeux mais grâce au troisième volet de la saga, on voit bien que les possibilités autour du gibier sont assez nombreuses et que l’on peut quand même proposer des choses assez inhabituelles comme la soupe de moelle. J’avoue que cuisiner les abats n’est pas ma tasse de thé et que les os généralement termine dans la poubelle mais pourquoi pas finalement ? Des suggestions, des recettes ou simplement une envie de dire à quel point vous adorez jouer à l’assassin ? N’hésitez pas à laisser un commentaire juste en-dessous, c’est toujours un plaisir de vous lire aussi.

3 Responses

  1. Laurent

    Hey, merci pour le commentaire, une petite réponse en passant : j’avais 2 options pour la partie culinaire, effectivement le côté époques multiples était comme vous le signalez justement envisageable pour toute la sage condensée en un seul repas ‘entrée-plat-dessert-rhum’, et vos propositions sont les bienvenues et complémentaires aux miennes. J’ai pris le parti de rester sur Assassin’s Creed III pour pouvoir proposer 2 plats qui, disons-le, sortent un peu de l’ordinaire dans les cuisines aujourd’hui.

    Tout à fait d’accord avec votre dernier argument concernant le visuel également.

    Au plaisir de se croiser un jour IRL pour partager nos points de vues respectifs ! Autour d’un rhum peut-être ? 😉

    • Julien ERB

      oulà. résumer une saga aussi variée en termes de personnages et d’époque en un seul menu c’est une tâche ardue qui risque de donner des résultats bizarres non ? j’imagine le truc : une entrée italienne, un plat de gibier, un dessert moyen-oriental et un cocktail de rhum ça ferait un mélange bizarre. 😛

      en tout cas si vous arrivez à proposer quelque chose de cohérent, ça démontrera une fois de plus le talent de la team gastronogeek 😉
      de mon côté je peux pas vous aider plus que ça (si on peut appeler ça une aide) car mon talent culinaire est très limité. pour l’instant le mieux que je puisse faire c’est des recettes pokemon (j’appelle ça des pokerecettes).

      Pour l’IRL, si vous venez à bastia, ça sera avec plaisir. 🙂

  2. Julien ERB

    il est vrai que dans les jeux il est difficile de tirer quelque chose de culinaire, mais plus que de trouver des points dans le jeu, pourquoi ne pas simplement se renseigner sur les cuisines d’époques dans les endroits du jeu ? la cuisine italienne du 16ème siècle pour Ezio convient parfaitement car justement à l’époque de la renaissance, il y eu un renouveau culinaire qui amena plus de raffinement.

    ou alors ne pas forcément prendre des recettes historiques mais des plat avec une certaine façon de penser. par exemple, un menu pirate autour d’edward kenway (personnage le plus intéressant pour moi) se ferait avec une entrée euphorique et frivole (comme a son début de l’histoire où il cherche juste à gagner du pognon), un plat de résistance puissant comme la découverte des assassin’s qui lui montrent qu’il existe des objectifs plus grand que sa petite personne et un dessert de la rédemption doux et fin. évidemment avec un cocktail à base de rhum 😉

    enfin juste pour dire qu’il ne faut pas forcément faire des plats qui sont décrits dans un jeu, mais quelque chose d’approchant philosophiquement parlant, ou même un détail. je prends par exemple la tarte oeil de sauron qui n’a besoin que de son visuel pour être identifiable.

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